L’Accord de Paris, adopté en 2015 et entré en vigueur en novembre 2016, a été ratifié par près de 183 pays. Ce traité comporte trois objectifs de long terme :

  • L’atténuation du réchauffement climatique à 2°C (voire 1,5°C si possible) ;
  • L’adaptation aux aléas et aux chocs de la hausse des températures pour protéger les ressources alimentaires et la biodiversité ;
  • L’alignement des flux financiers sur les objectifs de limitation du réchauffement climatique.

Cet accord international sur le climat a marqué un tournant décisif afin d’engager la nécessaire transformation des modèles économiques et des stratégies des organisations.

Afin de réduire au maximum les impacts du changement climatique et leurs conséquences économiques, sociales et environnementale, l’accord se base sur le postulat que l’humanité possède un « budget » carbone et qu’il convient donc de se limiter, afin d’émettre dans l’atmosphère, d’ici la fin du siècle, une quantité de carbone moindre. Dans la poursuite de cet objectif, les politiques climatiques encouragent donc une restructuration de l’économie, qui vise à plafonner effectivement ses émissions de de gaz à effet de serre. Au-delà de cette limitation, une « trajectoire bas-carbone » désigne donc le fait pour une économie de mettre en œuvre des efforts de restructuration de ses activités. L’objectif affiché est de parvenir à un modèle faiblement émissif de gaz à effet de serre d’ici la fin du siècle.

Le concept de trajectoire désigne autant le niveau de réduction d’émissions atteint que la répartition de l’effort de réduction dans le temps. Selon l’effort de réduction effectivement réalisé au cours du temps, une trajectoire bas-carbone peut être compatible avec une limitation du réchauffement à +2°C, +1,5°C, etc.

Les trajectoires « bas carbone » correspondent à une économie à zéro émission nette d’ici la fin du siècle, afin de faire plafonner le réchauffement à +1,5 ou 2 °C, seuil au-delà duquel le dérèglement climatique aura un impact extrêmement important sur nos économies. En fonction de la façon dont est réparti l’effort dans le temps, la transition vers une économie bas carbone se fera de façon plus ou moins « douce ». Cela sous-tend qu’il y a un lien entre les trajectoires et le risque de transition : plus nous lissons les efforts dans le temps pour réduire nos émissions, moins le risque de transition est important. Pour atteindre un objectif de limitation du réchauffement mondial, les trajectoires de décarbonation nationales varient d’un pays à l’autre, en fonction de leur niveau de développement, de dépendance aux énergies fossiles et de leur niveau d’engagement actuel en matière de durabilité.

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